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Participation de M. Said Barkat, Ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, à la 63ème Assemblée mondiale de la Santé, Genève du 17 au 21 mai 2010 PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 25 Mai 2010 18:14

 

 

63è assemblée mondiale de la santé à Genève

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Les  travaux de la 63è assemblée mondiale de la santé (Genève, Suisse, du 17 au 21 mai courant) à laquelle ont participé des délégations de 193  pays dont la délégation algérienne qui était conduite par le Dr. Saïd Barkat, ont pris fin tard dans la soirée de vendredi par l’adoption des rapports des commissions A et B.
Il y a lieu de souligner que la dernière journée a été caractérisée par l’intervention de l’Algérie au nom du groupe africain et ce, au titre de la commission A lors de l’examen du point relatif au rôle de l’OMS en matière de développement de la recherche en santé, cette déclaration faite au nom du groupe africain a repris l’essentiel de la Déclaration d’Alger adoptée en juin 2008 à l’occasion de la Conférence africaine sur la recherche pour la santé. La déclaration prononcée par l’Algérie a précisé notamment que l’un des principaux défis pour les pays de la Région africaine en matière de recherche et de santé réside dans la mobilisation des ressources nécessaires pour mettre en œuvre les recommandations de la Déclaration d’Alger ; un autre défi est représenté par le renforcement des capacités institutionnelles, infrastructurelles et réglementaires des pays de la Région
Parmi les principaux points ayant fait l’objet de débats parfois houleux durant cette 63è session, il y a lieu de citer la problématique des médicaments contrefaits ainsi que la question de l’alternance régionale à la tête de l’organisation mondiale de la santé (OMS)..
S’agissant du débat concernant les médicaments contrefaits, 27 délégations ont pris la parole et même la directrice générale a dû intervenir pour répondre aux critiques. Il s’agit principalement de la mise en cause du partenariat de l’OMS avec le groupe IMPACT accusé de partialité, de la nécessité pour l’OMS de se consacrer à ses missions de santé publique , la propriété intellectuelle étant du ressort d’autres organismes et institutions, de la nécessité clarifier la définition du médicament contrefait dés lors que la définition actuelle prête à confusion avec le médicament générique. La réponse de madame la directrice générale a été qu’« un groupe de travail sera mis en place pour réfléchir sur la définition du médicament contrefait, en attendant l’appellation désormais utilisée sera produits médicaux de qualité inférieure/faux/ faussement étiquetés/falsifiés/ contrefaits ». 3 projets de résolution ont été présentés  (pays africains dont l’Algérie, pays de l’Union des nations Sud-américaines UNASUR, Inde et Thaïlande). Devant l’absence de vision commune, un groupe de travail informel a dû être mis en place afin de trouver une solution de compromis. C’est ainsi qu’un compromis a été obtenu et adopté , il porte sur la mise en place d’un groupe de travail limité dans le temps et ouvert à tous les Etats membres, l’ examen de la problématique des médicaments contrefaits  sous le seul angle de la santé publique excluant les aspects liés au commerce et à la propriété intellectuelle, le mandatement du groupe de travail sur le rôle de l’OMS pour assurer la disponibilité des médicaments de qualité, sûrs, efficaces et accessibles, la relation de partenariat OMS et le groupe IMPACT (International Medical Products Anti Counterfeiting Taskforce etle rôle de l’OMS dans la prévention et  le contrôle des médicaments contrefaits.
Concernant le point relatif à  l’alternance régional au poste de  directeur général de l’OMS, les pays, en faveur d’une rotation entre les Régions ont souligné qu’il fallait garantir le caractère équitable de la procédure de sélection et faire que toutes les Régions se retrouvent sur un pied d’égalité. Les pays, en faveur du maintien  du système actuel, ont argué que l’alternance ne permettrait pas d’assurer l’élection de la personne la plus qualifiée et qu’il modifierait de manière fondamentale la nature du poste de Directeur Général qui deviendrait plutôt une fonction régionale que mondiale. Faute de consensus, cette question a dû faire l’objet d’un vote à mainlevée qui s’est traduit par le maintien du statu quo.
Le DG de l’ONUSIDA met en exergue l’expérience de l’Algérie

En marge des travaux, la délégation algérienne conduite par le Dr. Said Barkat, a eu un entretien avec Michel Sidibé,  Directeur général de l’ONUSIDA. Ce dernier a insisté sur le rôle que doit jouer l’Algérie pour que toute la région puisse tirer de son expérience en matière de lutte contre le VIH/SIDA. Les deux parties ont convenu de discuter du renforcement de la coopération avec l’ONUSIDA à la faveur de la visite de travail qu’effectuera M. Michel Sidibé en Algérie.
 
Mise à jour le Mardi, 25 Mai 2010 18:33
 
 
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